Déchets : Le brûlage des végétaux à l’air libre, une méconnaissance des impacts de cette pratique.

Le brûlage des végétaux, ça pollue, mais pas que !

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Si on voit bien que brûler les végétaux dégagent de la fumée, connaissons-nous exactement les conséquences de ces rejets ? Des végétaux trop tassés ou trop humides rendent la combustion incomplète et les émissions de polluants sont plus importantes. Selon les conditions météos, ils s’accumulent.

Brûler 50 kg de végétaux à l’air libre émet autant de particules fines que 13 000 km parcourus par une voiture diesel récente. Ces particules fines sont classées comme cancérogènes, tout comme le benzène ou les hydrocarbures aromatiques polycycliques, également émis lors de cette combustion.

Autres polluants : les oxydes d’azote, l’ammoniac et le dioxyde de soufre, qui engendrent des pluies acides affectant aussi les végétaux, les sols et les milieux aquatiques. La biodiversité se réduit, les rendements agricoles sont à la baisse. Le méthane et le dioxyde de carbone, quant à eux, jouent un rôle dans le dérèglement climatique.

Conséquence moins dangereuse pour notre santé mais coûteuse pour la société, la pollution de l’air salit et dégrade les matériaux et les bâtiments, notamment le calcaire.

Interdiction de brûler : pour qui ?

Le brûlage des végétaux est interdit dans notre département et est passible d’une amende de 750 €. Il est strictement interdit pour les particuliers et les communes. Les agriculteurs ont également interdiction de brûler leurs résidus de taille, de coupes ou d’arrachages qui peuvent être valorisés.

Mais que faire de ces végétaux ?

Les végétaux sont une ressource ! Dans votre jardin, tonte, feuilles mortes, broyat de branches et branchages, peuvent être utilisés pour pailler vos cultures ou alimenter votre composteur. En dernier recours, la déchèterie est accessible à tous les résidents du territoire.

Connaissez vous le service de broyage à domicile ?

Le personnel de la CCAOP se rend à votre domicile pour broyer vos déchets verts.

Source : alternatives au brûlage des déchets verts, les collectivités se mobilisent, ADEME